Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti (#autour du monde elles écrivent 2)

Premier livre d’une longue série ! Je participe à nouveau au challenge « autour du monde elles écrivent » que propose Eléonore (A mes heures retrouvées). Je dis à nouveau mais je n’ai pas trop tenu ma promesse l’année dernière. Oh ! J’ai lu plusieurs récits suivant le calendrier établi mais je n’ai jamais réussi à les partager avec vous. Hors de question de me défiler cette année ! J’ai horreur de ne pas terminer ce que j’entreprends.

Une écrivaine

Un livre qui vous plait

Et qui vous fait visiter chaque continent suivant les saisons,

Voici le but du jeu !


Pour cette première découverte, je vous embarque à la découverte de deux jeunes nullipares Israélien et Palestinien.

Entre l’odeur du café et la peur de voir surgir une explosion, entre le goût de la mer salée et les bombardements, entre les jolis paysages troués de checkpoints, entre le son des informations un peu trop fort et celui des discussions, entre les murs gris et les murs colorés vivent deux adolescents prénommés Tal et Gazaman .

Ils n’avaient aucune chance de se rencontrer car vivant dans deux pays qui se vouent une haine qui a commencé on ne sait quand et on ne sait plus pourquoi. C’était sans compter sur l’existence de Tal, cette fille intrépide, affamée d’explications. Elle demande à son frère effectuant son service militaire de jeter une bouteille dans la mer à Gaza. A l’intérieur, des lettres et un début de journal qu’elle souhaite continuer par mail avec une palestinienne. Manque de chance, elle avait oublié que certains garçons sont attentifs et repèrent facilement une bouteille lorsque se morfondre fait partis de leur occupation.

Commence donc une correspondance, pas très fluide ni très affectueuse au début, en tous cas dans les apparences. L’amertume, le désir de fuir et de comprendre, le besoin de vivre ressort de leurs mails ; mais surtout l’espoir. L’espoir de voir et faire changer la situation. Pas avec des armes mais avec les mots et les images, sans être en opposition avec les deux camps mais en discutant ensemble.

Ils partagent leurs petits bonheurs, leur quotidien, leurs émotions, leurs tristesses et leurs malheurs, chacun à leur manière. Lui est dans la provocation et le « je m’en foutiste » pour mieux cacher son âme sensible et pudique. Elle est sans filtre, parlant de tout, même de son petit copain. Elle a une vraie âme d’artiste !

A mesure du livre, l’écriture change, passant d’une écriture assez officielle et journalistique à une écriture avec plus d’émotion. Le style d’écriture évolue à mesure que les adolescents se connaissent et se confient.

Sans s’en apercevoir, on finit peu à peu à s’attacher aux personnages, respirant un grand coup avant de tourner la page car la peur nous envahie : que va-t-elle lui dire?, Pourquoi ne répond-t-il pas ?, Pourquoi prend-t-il un si officiel et dramatique ?

C’est un bon livre que je recommande. C’est un bon moyen de mieux comprendre le conflit qui oppose les deux populations avec des jeunes pleins d’espoir, d’espérance et de tolérance. Joli livre qui alterne connaissances et bons moments de lectures.

Voici la biographie Babelio de Valerie Zenatti. Vous comprendrez mieux pourquoi le thème est si bien traité…

Née dans une famille juive, Valérie Zenatti a émigré en Israël à l’âge de 13 ans. Avec sa famille, elle a vécu à Beer-Sheva, ville du sud d’Israël. De 1988 à 1990, elle effectue son service militaire comme toutes les jeunes Israéliennes de son âge.

Elle revient en France pour y suivre des études d’histoire et d’hébreu (qu’elle a approfondi à l’Inalco). Elle est d’abord journaliste, puis passe le Capes pour devenir professeur d’hébreu, son premier poste est à Lille.

Depuis 1999, Valérie Zenatti écrit des romans pour la jeunesse et traduit en français l’œuvre de l’écrivain israélien Aaron Appelfed.

J’espère que cette première découverte  vous a plu,

A très vite pour continuer ce tour du monde livresque !

La Plume

Psss n’oubliez pas : la vie possède un secret, celui du constant étonnement

DSC06947

C’est une journée ordinaire à Jérusalem, un attentat moyen : un kamikaze dans un café, six morts, deux jours d’info à la télévision. Oui, depuis trois ans, l’horreur est devenue routine, et la Ville sainte va tout droit en enfer. Tal, elle, ne s’habitue pas. Elle aime trop sa ville et la vie. Elle veut mourir très, très vieille et très, très sage. Un jour, en plein cours de biologie, une ampoule s’allume au-dessus de sa tête, comme dans un dessin animé. Voilà des jours qu’elle écrit ce qu’elle a sur le cœur, ses souvenirs, la fois où elle a vu ses parents pleurer de joie, le jour de la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, et puis la désillusion, la révolte, la terreur, et l’espoir quand même.
Ce qu’elle pense, ce qu’elle écrit, quelqu’un doit le lire. Quelqu’un d’en face. Elle l’imagine déjà, cette amie-ennemie inconnue aux cheveux noirs. Eytan, le frère de Tal, fait son service militaire à Gaza. Elle glisse ses feuillets dans une bouteille et la lui confie…

Publicités

4 commentaires sur “Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti (#autour du monde elles écrivent 2)

Ajouter un commentaire

  1. Coucou ma chère Plume 💖.
    Comment vas-tu ? Moi, ça va…
    La critique que tu as faites de ce roman donne vraiment envie de le lire…
    Et puis je trouve que ça sort un peu des sentiers battus…
    J’aime bien tout ce qui n’est pas commun !!
    Et si tu te posais la question concernant ton défi, j’aurai presque terminé mais pas tout à fait encore…
    J’aime peaufiner mes textes…
    De plus, ton défi m’a vraiment emballé alors merci à toi !!!
    Je te souhaite un très bon week-end 👄💋. Gros bisous et à très bientôt !!!

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou Cécile,
      Contente que tu ailles mieux. Pour ma part, je profite de mes vacances d’été que j’attendais avec impatience !
      Merci pour ton message. Je suis contente que tu ais apprécié ma « critique ». C’est toujours assez difficile d’en écrire une sans tomber dans le texte bâteau et impersonnel.
      Alors hâte de lire ton texte ! Et laisse le murir le temps qui le faudra pour qu’il gagne en sagesse… et en perfection !
      Je t’embrasse et bon week-end. Profite bien du beau temps !

      Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :